Anniversaire ...

Publié le par Hospitalité de Touraine

L'article suivant a été publié sur le site du diocése de Tours:

 

L’Hospitalité fêtera ses 80 ans dimanche 10 septembre à la cathédrale de Tours. A cette occasion, entretien avec Jean-Pierre Noguier, président de l’association.

Quand l’Hospitalité a t-elle vu le jour ?

L’Hospitalité a été créée officiellement en juillet 1938.

Elle a succédé à L’association des brancardiers de la Sainte Face , elle-même agrégée le 21 septembre 1928 à L’Archiconfrérie de l’Hospitalité de Notre-Dame de Lourdes

Huit présidents se sont retrouvés à sa tête depuis 1938. Ont-ils, chacun à leur façon, insufflé une dynamique propre ? Ou bien se sont-ils efforcés de préserver l’identité de l’association ?

La présidence est simplement une autre façon de se mettre au service du mouvement. Sa hiérarchie doit être à l’image de celle que Jésus nous donne le jeudi saint lors du lavement des pieds.

Chaque Président avec son charisme propre a fait évoluer l’Hospitalité pour en faire ce qu’elle est aujourd’hui, mouvement d’Eglise moderne et fidèle à ses traditions, mis au service des plus démunis pour aller prier Marie à Lourdes pour qu’elle intercède auprès de son fils.

Dans cet esprit, la dernière présidence a vu deux évolutions majeures d’ordre différent :

  • l’une  matérielle avec le passage du train au car, changement rendu obligatoire pour des raisons de coût ;
  • l’autre sociologique et spirituelle dans l ‘essence même de ses participants.

A l’origine, l’Hospitalité était composée de Familles avec deux ou trois générations présentes, très pratiquantes et souvent issues du milieu bourgeois et militaire.

Aujourd’hui, le recrutement est plus varié à l’image de la société et, pour certains, le pèlerinage est la seule démarche ecclésiale de l’année. L’autre tendance, liée aux effets de la crise économique, est l’aide financière que l’Hospitalité doit apporter à de plus en plus de personnes pour qu’aucune ne soit exclue pour des raisons  pécuniaires. 

Le rôle de la présidence est ainsi d’offrir des solutions adaptées à la société qui favorisent la cohabitation de tous et permettent de vivre cette démarche de Foi collective en accord avec les traditions du mouvement.

Qu’est-ce qui se vit au cours d’un pèlerinage ? 

L’expérience du service au sein de la famille de l’Hospitalité en permettant à l’autre de pouvoir venir à Lourdes pour prier ensemble,.

  • C'est tout donner sans rien attendre en retour… et pourtant recevoir plus que de raison !
  • C’est la joie de la rencontre, de l’échange vrai, sans notion de hiérarchie, de l’écoute si rare de nos jours ! 
  • C’est considérer l’autre comme un frère dans l’Amour de Dieu.
  • C’est recevoir l’expérience de Foi de nos amis malades, c’est revivre l’expérience de nos anciens, c’est comprendre les attentes, les valeurs voire les angoisses de nos jeunes.
  • C’est pouvoir confier ensemble tout cela à Marie.

Ces valeurs de service, de rencontre et d’écoute sont des valeurs qui trouvent un très fort écho chez nos jeunes,  leur permettant ainsi de se construire et de donner un sens à leur vie en devenir. A noter que les jeunes représentaient 35% du dernier pèlerinage !

D’année en année, vous trouvez toujours des bénévoles pour accompagner les malades. Qu’est-ce qui explique, selon vous, cet engouement ?

Chaque année, au cours de deux pèlerinages, en avril et août, ce sont 400 hospitalier(e)s qui accompagnent, à Lourdes, 150 à 160 personnes en situation de fragilité.  

L’investissement d’un hospitalier est important :

  • en temps, avec 5 jours pris sur ses congés ou ses vacances pour les jeunes,
  • et d’un point de vue financier puisque chacun paye son transport et ses frais de séjour.

Alors, pourquoi, malgré ces « conditions restrictives », cet engouement reste-t-il si grand dans toutes les tranches d’âge de la population ? 

Cet engouement tient d’abord en les personnes de Marie et de Bernadette, deux modèles pour chacun de nous ! Marie, c’est le oui spontané à Dieu, Marie c’est la Mère de la miséricorde et celle qui nous écoute et intercède pour nous auprès de son fils. Bernadette, c’est la plus pauvre, la moins instruite et la plus déshéritée que Marie a choisie pour transmettre son message. C’est le symbole du prix de chacun aux yeux de Dieu.

Cet engouement tient aussi à Lourdes, ville du paradoxe : existe-t-il une autre ville qui rassemble autant de misère d’ordre moral et physique et de laquelle il ressort autant de joie et d’espérance ?

Lourdes, enfin, c’est l’image de l’Eglise universelle avec plus de 8 millions de pèlerins par an, c’est l’image de la société à l’envers ou le plus puissant est au même rang que le plus faible.

Un pèlerinage à Lourdes, c’est un moment où le pèlerin est plus à l’écoute aux signes qui nous sont envoyés.

En dehors du pèlerinage à Lourdes, quelles sont ses activités ?

Si la vie de l’hospitalité est rythmée par les deux pèlerinages, d’autres activités ont lieu en cours d’année :

  • un rallye touristique en septembre qui nous permet de mieux nous connaître et de découvrir notre si belle région ;
  • la fête de l’hospitalité : elle rassemble malades et hospitaliers fin novembre, début décembre.  Après une messe célébrée dans une des paroisses du diocèse, nous échangeons un repas sorti du panier et la journée se poursuit par un spectacle ou une activité ludique. A noter que c’est souvent le seul moment où certaines personnes fêtent Noël ;
  • Une récollection durant la période de carême ;
  • La participation avec l’équipe du Rosaire au chapelet tous les premiers mercredi de chaque mois.

A titre individuel, c’est bien sûr la visite des malades et des personnes seules rencontrées pendant les différents pèlerinages.

Enfin, pour les 80 ans de l’Hospitalité, qu’avez-vous prévu ?

Le 10 septembre, nous réunirons le maximum d’hospitaliers anciens et actuels  ainsi que des malades pour participer à la messe dominicale de 11h, à la cathédrale de Tours, autour de Monseigneur Aubertin, suivi d’un apéritif et d’un repas « pique-nique ». 

BV

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :