11 novembre - Fête de Saint Martin de Tours - Sa vie

Publié le par Hospitalité de Touraine

2011 03 27 - Récollement de l'Hospitalité de Touraine (4)Cet européen avant l'heure, symbole de la valeur universelle du partage, naquit en 316, à Savaria, en Pannonie (actuelle Hongrie) de parents païens. Il passa sa jeunesse à Pavie, en Italie, où son père était militaire dans l'armée romaine. Vers l'âge de quinze ans, il fut enrôlé de force dans l'armée romaine, et fit son service dans la cavalerie. 

En 337, en garnison à Amiens, en France, il partagea la moitié de son manteau pour la donner à un pauvre qui mourait de froid. Il eut alors la révélation de la foi et se convertit au christianisme. C'est pourquoi Martin décida alors de quitter l'armée. C'est en 356, à Worms, en Allemagne, qu'il en obtint l'autorisation. Il se mit alors au service d'Hilaire, évêque de Poitiers, en France, qui le forma et lui confia la fonction d'exorciste. Parti retrouver ses parents dans sa Pannonie natale, il convertit sa mère ; mais son père refusa. Il s'installa ensuite à Milan, en Italie, pour essayer de retrouver Hilaire, alors en exil. Chassé de Milan, il partit s'isoler pour un temps sur l'île de Gallinaria, sur la côte ligure. Puis, il revint en France pour rejoindre Saint Hilaire; sur les conseils de celui-ci, Martin s'installa comme ermite près de Poitiers, et fonda le monastère de Ligugé, premier Monastère d'Occident. 

Enlevé par les Tourangeaux qui voulaient en faire leur évêque, Martin fut élu évêque de Tours le 4 Juillet 371. Il créa le monastère de Marmoutier, près de Tours, et fonda les premières églises rurales de la Gaule. Saint Martin mourut le 8 novembre 397 à Candes-Saint-Martin et fut enterré le 11 novembre à Tours.

Selon la légende, lorsque Saint Martin mourut, sa dépouille fut ramenée à Tours le long de la Loire et sur son passage, les arbres se mirent à fleurir. Depuis, chaque année à cette période, le temps se radoucit l’espace de quelques jours, c’est ce que l’on appelle “l’été de la Saint Martin” pendant lequel sont allumés les fameux “feux de la Saint Martin”.

A Tours, on éleva une modeste basilique remplacée bientôt par une église romane puis une église gothique. La crypte où reposaient ses reliques reçut la visite de nombreux rois : Clovis, Charlemagne, Philippe-Auguste, Henri IV, Louis XIV, et bien d’autres.

La Basilique Saint Martin de Tours n'existe plus aujourd’hui, tombant déjà en ruine par manque d’entretien, elle a été détruite au moment de la Révolution Française. La rue des Halles a été tracée sur son emplacement et seuls deux vestiges en restent bien visibles: la Tour Charlemagne et la Tour de l'Horloge.

Cette église disparue était pourtant la plus grande de l'occident Médiéval, point d'aboutissement d'un des grands pèlerinages de la Chrétienté d'alors : le Tombeau de Saint Martin.

La Tour Charlemagne ainsi est nommée car elle s'élève sur le tombeau de l'épouse de Charlemagne, Luitgarde, morte lors du séjour à Tours de l'Empereur à Tours, en 800. L’histoire de cette tour est bien complexe : vendue comme Bien National à la Révolution Française, elle fut utilisée comme fonderie de plombs de chasse et fut victime d’un incendie en 1826, on creusa par la suite un puits artésien à son pied et elle servit alors de château d’eau. Victime de tous ces mauvais traitements le coté sud s'effondra le 12 mars 1928, il a été sommairement restauré depuis.

 La Tour de l’Horloge est appelée aussi Tour du Trésor car c’est là que pendant des siècles furent entreposés les dons des pèlerins.

Du Cloître Saint Martin deux parties subsistent aujourd’hui : la galerie Est et une dépendance, la Chapelle Saint-Jean. La galerie Est a été construite de 1508 à 1519 au début de la Renaissance. La décoration en a été réalisée dans un style italien.

Dans la Chapelle Saint-Jean (bâtie sur l'emplacement d'un Baptistère qui contenait des reliques de Saint Jean Baptiste et de Saint Serge) les reliques de Saint Martin furent déposées au début du XIème siècle pendant la reconstruction de la Basilique.

La Chapelle actuelle est du XIIIème siècle, elle a été restaurée à plusieurs reprises et a servi de Salle Capitulaire. Les Chanoines s'y réfugièrent lors du pillage de la Basilique par les Protestants en 1562. Elle abrite désormais le Musée Saint Martin.

Publié dans Calendrier liturgique

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