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calendrier liturgique

Le baptème du Seigneur

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Le baptème du Seigneur
Le baptême de Jésus, célébré le dimanche qui suit l’Épiphanie, est un des événements de la vie de Jésus les plus assurés historiquement. Les quatre évangélistes le mentionnent.
C’est la première manifestation publique du Christ. Lors de sa naissance à Bethléem, il n’avait été révélé qu’à quelques privilégiés. Aujourd’hui, tous ceux qui entourent le Baptiste, c’est-à-dire ses disciples et la foule venue aux bords du Jourdain, sont témoins d’une manifestation plus solennelle, que Jean soulignera d’ailleurs lui-même.
Elle comporte deux aspects : l’aspect d’humilité représenté par le baptême auquel le Seigneur se soumet. L’aspect de gloire représenté par le témoignage humain que lui rend Jean le Baptiste et le témoignage divin que le Père et l’Esprit rendent au Fils, la garantie que cet homme appartient bien à la Trinité divine.
Ces deux aspects sont à retenir dans l’histoire des hommes comme dans la vie intérieure et spirituelle de chaque homme. Les séparer, c’est commettre une erreur. Nous ne pouvons pas nous approcher du Christ glorifié sans nous approcher en même temps du Christ humilié, ni nous approcher du Christ humilié sans nous approcher du Christ glorifié.
Nous ne pouvons approcher et accueillir les hommes nos frères qu’en acceptant leur humble condition, leurs misères, leurs limites et, dans le même temps, de voir en eux des fils de Dieu, bien-aimés par le Père, appelés à partager la gloire du Royaume.
Pour en savoir plus : voir le lien ci-dessous

Épiphanie du Seigneur (Solennité)

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Épiphanie du Seigneur (Solennité)
Le mot Epiphanie vient du grec épiphanéia : « apparition » ; de épiphainéin : « paraître ou briller sur ». La Solennité de l’Epiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme Messie.
La fête est venue d’Orient où elle a été fixée au dimanche qui suit Noël entre le 2 et le 8 janvier : fête des lumières, fête de l’eau, elle est beaucoup plus la célébration de l’inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu’une festivité des événements de l’enfance de Jésus.
En Occident, l’Epiphanie est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l’office de la fête parle des trois mystères de ce jour comme n’en faisant qu’un : l’adoration des Mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana (cf. Antienne de Magnificat aux secondes Vêpres) ; il faut dire cependant que les Mages retiennent presque toute l’attention.
Pour laisser à l’Epiphanie toute sa dimension de « Pentecôte » du cycle de la Nativité, l’Église latine a récemment instauré la Fête du Baptême du Seigneur, célébrée le dimanche qui suit l’Epiphanie.
 
Source : voir le lien ci-dessous

Sainte Marie Mère de Dieu (solennité)

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Sainte Marie Mère de Dieu (solennité)
Le pape Paul VI a choisi de rétablir cette solennité au 1er janvier non seulement en raison de ses liens étroits avec la Nativité, mais aussi parce qu'il s'agissait de la première fête mariale de la liturgie romaine, dès le VIIe siècle.
Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, les fidèles célèbrent sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, son corps et son âme par l'Esprit Saint.
Pourquoi dit-on que Marie est la mère de Dieu ?
C’est une appellation que nous avons l'habitude d'entendre dans la très connue prière mariale Je vous salue Marie mais qui a provoqué un débat théologique houleux.
La polémique naît avec le patriarche de Constantinople Nestorius, en 428. Alors que de nombreux chrétiens et théologiens ont adopté ce nom, il refuse d'appeler la Vierge Marie « Mère de Dieu » puisque, selon lui, Marie ne peut qu'être mère de l'homme Jésus. Il insiste sur la coexistence de deux natures distinctes – humaine et divine – chez le Christ et estime que Marie devait être appelée Christotokos, « Mère du Christ ». En face, Cyrille d'Alexandrie défend l'unité des deux natures du Christ et la croyance commune des chrétiens dans sa divinité.
C'est l'empereur Théodose II qui met fin à la querelle, en 431. Il convoque, à Éphèse, le IIIe concile œcuménique, réunissant les évêques de toutes les provinces. Il fut débattu si Jésus était à la fois de nature humaine et divine et si, dans ce cas, Marie devait être appelée « Mère de Dieu ». Le concile d’Éphèse a finalement confirmé le titre de « Theotokos » (mot d'origine grecque qui signifie « qui a enfanté Dieu ») permettant de reconnaître officiellement la maternité divine de Marie. Le Christ est à la fois homme et dieu, union qui est fondée sur le mystère de l'Incarnation, mystère de Dieu qui a pris chair. C'est ainsi que le concile d’Éphèse ouvrit la voie à un véritable culte marial dans l'Église.
Source : voir le lien ci-dessous

Fête de la Sainte Famille

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Fête de la Sainte Famille
La Sainte Famille est le nom donné à la famille formée par Jésus de Nazareth et ses parents, Marie et Joseph. Elle est citée en exemple par l’Église catholique pour toutes les familles catholiques. « Les bergers vinrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans une crèche » (Lc 2, 16).

C’est une fête qui vise à montrer la Sainte Famille de Nazareth comme « le vrai modèle de vie » dont nos familles peuvent s’inspirer et où elles peuvent trouver aide et réconfort.
 
« Après leur départ, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit :  » Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr.  » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur » (Mt 2, 13)
Comme la Sainte Famille, nous sommes tous invités à nous mettre en chemin pour protéger notre foi en Jésus qui se fait tout petit à Noël.

C'est Noël ! Joyeuse et sainte fête !

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Peinture de la Nativité à la cathédrale par Giovanni Comandu da Mondovi (1795).

Peinture de la Nativité à la cathédrale par Giovanni Comandu da Mondovi (1795).

Extrait du site "Le jour du Seigneur" :
Quel est le sens de Noël ?
Le mystère de l'Incarnation.
À Noël, les chrétiens célèbrent une Bonne Nouvelle : Dieu s’est fait homme et il a partagé en tout, la condition humaine. Cette fête célèbre le mystère de l’Incarnation. Les chrétiens fêtent ainsi Dieu qui se donne, aujourd’hui encore, à tous les hommes par amour pour eux.
Une alliance d'amour entre Dieu et les hommes.
Sous les traits d’un petit enfant nommé Jésus, le Dieu puissant s’est fait tout petit. On l’appelle aussi "Emmanuel" qui veut dire "Dieu avec nous ». Dieu a en effet un projet pour l’homme, sa créature. Il le souhaite à son image, dans une Alliance d’Amour. Ainsi, la nature humaine et la nature divine se trouvent unies en Jésus-Christ : il est simultanément « vrai homme et vrai Dieu ».
Mais surtout, Jésus est la Parole de Dieu qui s’est faite homme, ou le Verbe fait Chair, et pas seulement un prophète qui parle au nom de Dieu. Dans la foi chrétienne, à Noël, Dieu dit qu’il aime tant le monde qu’il vient se faire proche de chaque homme. Respectant sa liberté individuelle, il ne vient pas s’imposer ; en toute discrétion, il propose à chaque homme de partager sa condition et de traverser avec lui les étapes de sa vie.
Il éclaire l’homme en lui indiquant le chemin à suivre, celui de l’Amour. Si l'homme écoute sa Parole, s’il apprend à aimer, à pardonner, à accueillir l’autre, à le réconforter, alors l’homme avance vers un chemin de bonheur, donc vers la Lumière, vers la sainteté, vers le Royaume de Dieu.
La fête de Noel inscrit les chrétiens dans une longue tradition ; elle est la joie d’une victoire certaine et pourtant toujours à conquérir.
Joyeuse et sainte fête !

Quatrième dimanche de l’Avent : L’amour

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Quatrième dimanche de l’Avent : L’amour
« Et à la fin, tout le reste s’avérera sans importance et inessentiel, à l’exception de ceci : Père, Enfant et Amour ». – Saint (Pape) Jean-Paul II
La quatrième bougie de l’Avent représente l’amour , l’amour ultime de Dieu qui a envoyé son Fils unique pour nous. Appelée « bougie de l’ange », la quatrième bougie de l’Avent est allumée le dimanche précédant Noël. Elle est de couleur violette, ce qui nous incite à attendre avec impatience le nouveau royaume de Dieu sur terre.
Pendant l’Avent, allumez la quatrième bougie le dimanche 21 décembre 2025.

Troisième dimanche de l’Avent : Joie

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Troisième dimanche de l’Avent : Joie
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (Luc 2, 10-12)
La troisième bougie de l’Avent symbolise la joie. À mesure que nous approchons du jour de Noël, notre joie grandit de plus en plus. La troisième bougie nous ramène à l’attente joyeuse des bergers qui ont voyagé pour voir Jésus à Bethléem, avant même les rois mages.
En ce troisième dimanche de l’Avent, que l’Église appelle « dimanche de Gaudete », ce qui signifie se réjouir ou louer, nous allumons la troisième bougie et nous nous réjouissons comme les bergers. C’est pourquoi la troisième bougie de l’Avent est appelée « bougie du berger » et sa couleur est le rose, la couleur liturgique de la joie.
Pendant l’Avent, allumez la troisième bougie le dimanche 14 décembre 2025.

Première dimanche de l’Avent : La paix

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Première dimanche de l’Avent : La paix
« Puissions-nous être dans ce monde un rayon de cette lumière qui a brillé à Bethléem, apportant la joie et la paix dans le cœur de tous les hommes et de toutes les femmes. » – Pape François.
La deuxième bougie de la couronne de l’Avent représente la paix. Comme la première bougie, elle est également violette. Souvent appelée « bougie de Bethléem », la deuxième bougie de l’Avent nous rappelle le voyage de Marie et Joseph de Nazareth à Bethléem avant que Marie ne donne naissance à Jésus.
S’appuyant sur la signification de la bougie de la prophétie, cette deuxième bougie rappelle qu’après toutes les divisions, destructions et dispersions du royaume dans l’Ancien Testament, il pourrait enfin y avoir la paix sur Terre – Jésus arrive, et son royaume de paix aussi.
Comme nous le lisons dans la citation du pape François, cette lumière de paix a brillé depuis Bethléem pour le monde entier.
Pendant l’Avent, allumez la deuxième bougie le dimanche 7 décembre 2025.

Première dimanche de l’Avent : L’espoir

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Première dimanche de l’Avent : L’espoir
Une fois dans notre monde, une étable contenait quelque chose de plus grand que notre monde entier.
Il est tout à fait normal que la première bougie de la couronne de l’Avent représente l’espérance – le premier dimanche de l’Avent nous amène non seulement à anticiper la naissance du Christ, mais aussi à célébrer le début d’une nouvelle saison liturgique.
La première bougie est violette, la couleur principale de l’Avent et une couleur symbolisant la royauté. Parfois appelée « bougie de la prophétie », la première bougie nous renvoie à la prédiction par Isaïe de la naissance du Christ et à toutes les promesses que Dieu nous a faites dans l’Ancien Testament et qui s’accompliront par la naissance de Jésus.
Pendant l’Avent, allumez la première bougie dimanche 30 décembre 2025.

Fête du Sacré-Coeur de Jésus

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Fête du Sacré-Coeur de Jésus
Le Cœur Sacré de Jésus est symbole de l'amour divin, centre où tout converge et qui embrasse tout. L’Eglise contemple le cœur du Sauveur de l’humanité et se laisse guider par lui jusqu’au plus profond du mystère de l’amour où se rencontrent l’homme et Dieu. Il est fêté le troisième vendredi après la solennité de la Pentecôte. La dévotion au Sacré Cœur nous invite à fixer notre attention sur ce cœur aimant, compatissant et miséricordieux qui révèle le cœur de Dieu.
 
Pour approfondir, cliquez ci-dessous :
Sainte Marguerite-Marie Alacoque (+1690)
À la fin du XVIIe siècle, sainte Marguerite-Marie Alacoque reçoit des révélations bouleversantes sur le Sacré-Cœur de Jésus, symbolisant l'amour divin et la miséricorde infinie. Son parcours, marqué par des épreuves et des grâces extraordinaires, a inspiré une grande dévotion.
Marguerite-Marie Alacoque est née en Bourgogne, et c’est dans cette province française qu’elle passera sa vie. Elle devient orpheline alors qu’elle a douze ans et ses tantes qui gèrent la famille font d’elle un véritable souffre-douleur. À 24 ans, elle peut enfin réaliser sa vocation : répondre à l’amour intense de Dieu. Les grâces mystiques qui accompagnent ses épreuves culminent en 1673 dans plusieurs visions du Christ : « Voici le cœur qui a tant aimé les hommes jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. » Et c’est ainsi que, guidée par le bienheureux père jésuite Claude La Colombière, elle parviendra à promouvoir le culte du Sacré-Cœur d’abord dans son monastère de la Visitation, puis dans toute l’Église catholique latine.
« En vous oubliant de vous-même, vous le posséderez. En vous abandonnant à lui, il vous possédera. Allez donc, pleine de foi et d’une amoureuse confiance, vous livrer à la merci de sa Providence, pour lui être un fond qu’il puisse cultiver à son gré et sans résistance de votre part, demeurant dans une humble et paisible adhérence à son bon plaisir. »
(Lettre à une religieuse)

Le Saint-Sacrement

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Le Saint-Sacrement lors de la procession eucharistique à Lourdes le 17 août 2022.

Le Saint-Sacrement lors de la procession eucharistique à Lourdes le 17 août 2022.

Quelle est l’histoire de la fête du Saint-Sacrement ?
Le pape Urbain IV en 1264 rendit la fête du Saint-Sacrement obligatoire pour l’Église universelle, mais cette fête a eu de la peine à s’imposer chez les évêques et les théologiens. Puis elle est devenue une fête très populaire, très célèbre en Espagne. Elle a été supprimée dans les pays protestants, mais cependant gardée par l’Église anglicane. Cette fête était appelée fête du Corpus Christi ou Fête du Saint-Sacrement. Le nom de Fête-Dieu n’existe qu’en français.
Le pape Jean XXII en 1318 a ordonné de porter l’eucharistie, le jour de la Fête du Saint-Sacrement (Fête-Dieu), en cortège solennel dans les rues et sur les chemins pour les sanctifier et les bénir. C’est à ce moment qu’apparaît l’ostensoir. Elle se répand dans tout l’occident aux XIV° et XV° siècles. Le concile de Trente (1515-1563) approuve cette procession de la Fête-Dieu qui constitue une profession publique de foi en la présence réelle du Christ dans l’eucharistie. Le défilé du Saint-Sacrement est encore très populaire en Italie et en Espagne. Mais en France, la procession de la Fête-Dieu se fait rarement, sauf dans de nombreux villages du Pays Basque.
Pour approfondir, cliquez ci-dessous :

La Sainte trinité

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La Sainte trinité
Que fêtent les chrétiens le jour de la Sainte Trinité ?
Nous célébrons le mystère de Dieu, qui est communion des trois personnes : Père, Fils et Esprit-saint.
Nous fêtons l’unicité de notre Dieu qui en même temps n’est pas solitaire mais communion, circulation d’amour. La préface de la messe de la Sainte Trinité le dit avec un vocabulaire très précis : “Vraiment, il est juste et bon de Te rendre gloire (…). Avec ton Fils unique et le Saint-Esprit, Tu es un seul Dieu, Tu es un seul Seigneur, dans la trinité des personnes et l’unité de leur nature (…).”
Nous rappelons notre foi en un seul Dieu, une seule substance en trois personnes, c’est la foi de Nicée (325). La fête de la Trinité, tout comme celle du Saint-Sacrement est une fête de dogme. Alors que les fêtes de l’Église universelle célèbrent l’unique Mystère du Seigneur, qui se développe, se diffracte en différents mystères, autour des deux foyers de l’année liturgique : celui de la mort et de la résurrection du Christ à Pâques ou celui de sa nativité à Noël. C’est au Moyen-Âge qu’on ajoute des fêtes de dogme à l’année liturgique. C’est-à-dire que leur contenu n’est pas directement lié aux mystères du Seigneur Dieu en Jésus-Christ, mais fonctionnent à partir de définitions doctrinales : le dogme trinitaire pour la fête de la Trinité, le dogme de la présence réelle pour celle du Saint-Sacrement. La fête de la Trinité semble trouver son origine dans le contexte théologique et spirituel de l’Angleterre médiévale. Elle s’est entendue à toute l’Église universelle et a été élevée au rang de solennité au début du XXe siècle.
 
Pour aller plus loin....

La Pentecôte

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La Pentecôte

Origine de la Pentecôte

La fête de la Pentecôte est originellement une fête juive, la fête des moissons, dite de « Chavouot » (appelée en grec Pentekoste, cinquantième jour). Dans la tradition chrétienne, elle commémore la venue sur terre de l'Esprit Saint qui s'est emparé des Apôtres un jour de Chavouot, leurs permettant ainsi de prêcher dans toutes les langues du monde, comme rapporté dans les Actes des Apôtres :

Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.1

C'est à partir de cet événement que la prédication des Apôtres dans le monde entier va pouvoir commencer. Elle marque donc le début de la diffusion du message du Christ au delà de la Galilée et des provinces où l'araméen était parlé.

Célébration de la Pentecôte

Une messe en l'honneur du Saint-Esprit est célébrée le dimanche de la Pentecôte, au terme des cinquante jours suivant Pâques. La lecture des Actes des Apôtres marque le début de la messe. Sept jeunes confirmés portant chacun un lampion, forment une procession autour de l'autel.

La Pentecôte dans le Monde

La Pentecôte se célèbre dans différents pays à travers le monde.

  • En Allemagne, la procession de cavaliers près la ville de Kötzting à la Pentecôte est un rite qui prend ses origines au 15esiècle. En 1412, un homme demanda le secours et le réconfort de l'église ; un prêtre décida alors de se rendre à son chevet et fut accompagné pour ce faire par une escorte de cavaliers. Depuis, à la Pentecôte, plusieurs centaines de cavaliers traversent la vallée de Zellertal chaque année.
  • En Norvège, à une époque, la tradition de la Pentecôte voulait que l'on allume des feux et que l'on veille sur eux pendant la nuit jusqu'à l'aube.
  • En France, avant qu'arrive le Concordat en 1801, toute la semaine suivant la Pentecôte était fériée. Depuis, c'est uniquement la journée du lundi de Pentecôte qui est férié. Le 30 juin 2004, le gouvernement Raffarin transforme ce jour férié en Journée de solidarité envers les personnes âgées. De ce fait, la journée ne devient plus chômée pour la plupart des salariés.
  • En Suède, depuis le 6 juin 2005, la Pentecôte n'est plus fériée, car la fête nationale suédoise est devenue fériée, éclipsant de ce fait la Pentecôte.
  • Au Canada, l'on célèbre la journée nationale des patriotes et la fête de la Reine Victoria qui ont lieu à la même date que la Pentecôte. Celle-ci n'est donc pas fêtée laissant la place aux deux autres fêtes.

Source : https://icalendrier.fr/religion/fetes-catholiques/pentecote#google_vignette

Visitation de la bienheureuse Vierge Marie

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Visitation de la bienheureuse Vierge Marie
Chaque 31 mai, l'Église fête la Visitation : Marie rend visite à sa cousine Élisabeth, alors enceinte de Jean-Baptiste. À la salutation d’Élisabeth : « Tu es bénie entre toutes les femmes », Marie, exultant dans l'Esprit Saint, magnifia le Seigneur par un chant de louange.
Cette première rencontre entre le précurseur, Jean-Baptiste, et le Messie, son cousin Jésus, encore dans le ventre de leurs mères, symbolise la rencontre entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Les écritures nous apprennent que Marie resta trois mois auprès d'Élisabeth : celle qui se déclara « servante du Seigneur » se fit aussi servante des humains.

L'ascension du Seigneur

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Vitrail de l'Église Notre-Dame de Bon-Port à Nantes

Vitrail de l'Église Notre-Dame de Bon-Port à Nantes

Signification de la fête de l'Ascension
L'Ascension marque la dernière rencontre de Jésus avec ses disciples après sa mort sur la croix, sa résurrection et son élévation au ciel. C'est la fin de la vie physique sur Terre, mais aussi l'annonce de sa présence pour les croyants à travers les sacrements comme l'eucharistie.
L'Ascension constitue le troisième volet d'un triptyque essentiel pour les chrétiens. Il comprend la crucifixion de Jésus, qui est commémorée le Vendredi saint ; sa résurrection, fêtée le dimanche de Pâques ; et enfin son enlèvement « au ciel », quarante jours plus tard – un jeudi, donc.
Monter aux cieux c'est rejoindre Dieu et vivre en son amour.
Pourquoi le jour de l’Ascension est un jour férié ?
Lors du concordat entre Bonaparte et le pape Pie VII, cette date a été considérée comme une fête d’obligation comme l’Assomption, Noël et la Toussaint. Il s’agit d’une obligation légale de jour chômé. Ce statut a même été conservé lors de la renégociation des relations entre l’Etat français et l’Eglise en 1905.
Et à l’étranger ?
L'Etat du Vatican l'Autriche, la Belgique, la Colombie, le Danemark, la Finlande, l'Allemagne, l'Islande, l'Indonésie, le Liechtenstein, le Luxembourg, Madagascar, la Namibie, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse et le Vanuatu ont tous un jour férié pour l'Ascension. Ce n'est pas le cas en Australie, au Canada, au Royaume-Uni et en Espagne.
En Italie, l'Ascension est célébrée trois jours plus tard, le dimanche suivant.

Le dimanche de la divine miséricorde

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Le 22 février 1931, Soeur Marie Faustine voit Jésus qui lui demande : « Peins un tableau selon l'image que tu vois, avec l'inscription : Jésus, j'ai confiance en Toi. Je désire qu'on honore cette image, d'abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier. Je promets que l'âme qui honorera cette image ne sera pas perdue. » (P.J. 47-48)[13]. Ce tableau demandé par le Christ est devenu l'icône de la Miséricorde divine[14].

Le 22 février 1931, Soeur Marie Faustine voit Jésus qui lui demande : « Peins un tableau selon l'image que tu vois, avec l'inscription : Jésus, j'ai confiance en Toi. Je désire qu'on honore cette image, d'abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier. Je promets que l'âme qui honorera cette image ne sera pas perdue. » (P.J. 47-48)[13]. Ce tableau demandé par le Christ est devenu l'icône de la Miséricorde divine[14].

La Divine Miséricorde est célébrée le deuxième dimanche de Pâques, qui conclut l'Octave de Pâques.
Elle s'inspire à l'origine, de la dévotion catholique à la Divine Miséricorde, rapportée par sœur Marie Faustine, religieuse et mystique polonaise surnommée « l'apôtre de la Miséricorde divine », lors de ses visions de Jésus en 1931, et est associée à des promesses spéciales de Jésus et à des indulgences accordées par l'Église catholique.
Cette fête a été instituée en 1985 dans l'archidiocèse de Cracovie par le cardinal Franciszek Macharski et était d'abord célébrée localement autour de la ville, puis dans d'autres diocèses de Pologne. En 1995, Jean-Paul II l'étend à tous les diocèses de Pologne, puis en 2000 à toute l'Église catholique.
Le 17 août 2002, Jean-Paul II inaugure le troisième millénaire en confiant le monde à la miséricorde du Père dans le sanctuaire de la Miséricorde divine à Cracovie, sanctuaire qu'il visitait régulièrement durant sa jeunesse et où sont conservées les reliques de Faustine Kowalska.
Jean-Paul II est mort le 2 avril 2005, lors des vêpres de la divine Miséricorde. En l'honneur de sa dévotion pour la Miséricorde divine, sa béatification a eu lieu le 1er mai 2011 et sa canonisation le 27 avril 2014, tous deux un dimanche de la divine Miséricorde.
Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

Vendredi saint - Chemin de Croix

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Vendredi saint - Chemin de Croix
Quelle est la signification du Vendredi saint ?
Comme le Jeudi saint, le Vendredi saint fait partie de la Semaine sainte. C'est le vendredi qui précède Pâques. Il commémore la Passion du Christ, c'est-à-dire les événements liés à sa mort : son arrestation, sa flagellation, sa montée au calvaire puis sa crucifixion.
Qu'est-ce qu'il faut faire pendant le vendredi saint ?
La symbolique du Vendredi saint est attachée à la tristesse et à la souffrance de Jésus durant sa Passion. Les chrétiens qui le souhaitent peuvent donc observer une journée de jeûne et d'abstinence, tournée vers la prière.
Le chemin de croix
Durant la semaine sainte, les croyants sont invités à commémorer physiquement et spirituellement le calvaire du Christ en s'agenouillant, se recueillant, méditant et priant successivement devant chaque tableau pour méditer et prier.
Chacun peut vivre le chemin de croix en :
se connectant à celui de Lourdes qui est diffusé en direct le vendredi saint à 15 heures (cliquer sur le lien suivant),
téléchargeant le document ci-dessous.

Le jeudi saint  - La cène du Seigneur

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Juan de Juanes (1507-1579), La Cène (1562, huile sur bois, 116 x 191 cm), musée du Prado, Madrid (Espagne). © Domaine public.

Juan de Juanes (1507-1579), La Cène (1562, huile sur bois, 116 x 191 cm), musée du Prado, Madrid (Espagne). © Domaine public.

Le Jeudi saint est le quatrième jour avant la fête de Pâques. Ce jour-là, les chrétiens commémorent la Cène, le dernier repas où Jésus a béni le pain et le vin pour la première fois entourés de ses douze apôtres. Jésus signifie qu'il offre son corps et son sang pour le salut du monde. Il s'offre lui-même et nous accorde ainsi le pardon des péchés. C'est pendant la Cène que Jésus institue le geste de l'Eucharistie, source et sommet de toute vie chrétienne, un temps fort de la messe où les baptisés communient afin de se remémorer ce dernier don total de Jésus avant sa mort.
Qui est présent aux côtés de Jésus lors de la Cène ?
Jésus est entouré de ses 12 apôtres : Barthélemy, Jacques le Mineur, André, Judas, Pierre, Jean, Jésus, Thomas, Jacques le Majeur, Philippe, Matthieu, Thaddée et Simon. En pleine communion fraternelle avec ses amis les plus proches, Jésus annonce pourtant que l'un d'entre eux va le trahir, Judas. "Pendant qu'ils mangeaient, il dit : 'Je vous le dis en vérité, l'un de vous me livrera'" (Matthieu: 26:21).
Que se passe-t-il concrètement pendant la Cène ?
Le partage de ce dernier repas avec Jésus est extrêmement simple et pourtant en découlera toute la symbolique de la foi chrétienne. Au moment de la Cène, Jésus annonce qu'il va offrir sa vie au monde en partageant le pain et le vin. "Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce, il dit : 'Prenez ceci et partagez entre vous. Car je vous le déclare : désormais, jamais plus je ne boirai du fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu'. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : 'Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi'. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant : 'Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous'." (Luc 22:17-20). La Sainte Cène représente l'expression de l'Amour de Dieu qui se donne aux siens.
Où se passe la Cène, le dernier repas du Christ ?
Le dernier repas du Christ avec ses disciples a lieu au Cénacle de Jérusalem. Un bâtiment de deux étages situé au sommet du mont Sion, au sud des remparts et à quelques centaines de mètres de la vieille ville. On retrouve sur le mont Sion d'autres lieux historiques et religieux capitaux comme la tombe du Roi David ou l'abbaye de la Dormition. 
Le mot Cénacle vient du latin "caenaculum", la salle à manger en latin. La salle du Cénacle, comme on l'appelle également, mesure 15 m sur 12. Elle est vide de tout meuble sauf d'une sculpture représentant un olivier, symbolisant la paix. C'est également le lieu du lavement des pieds, qui est d'ailleurs commémoré en même temps que la Cène le soir du Jeudi saint. Dans les évangiles et les Actes des Apôtres, le Cénacle est désigné comme "la chambre haute". De nombreux événements fondateurs de l'Église y ont lieu en plus du lavement des pieds et de la dernière Cène comme les apparitions de Jésus ressuscité aux disciples, l'élection de Matthias et la descente de l'Esprit saint, célébré le jour de la Pentecôte, 50 jours après Pâques.
Cénacle de Jérusalem ou « Chambre haute » dont parlent les Évangiles et les Actes des Apôtres (Ac. 1:13). Lieu du dernier repas de Jésus avec ses apôtres (la Sainte Cène), de la Pentecôte et d'autres événements importants des premiers temps de l'Église.

Cénacle de Jérusalem ou « Chambre haute » dont parlent les Évangiles et les Actes des Apôtres (Ac. 1:13). Lieu du dernier repas de Jésus avec ses apôtres (la Sainte Cène), de la Pentecôte et d'autres événements importants des premiers temps de l'Église.

Dimanche des Rameaux et de la Passion

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Dimanche des Rameaux et de la Passion
Pourquoi le dimanche des Rameaux est-il appelé dimanche de la Passion ?
L'Église a simplement voulu préparer les cœurs des fidèles à la Passion de Jésus durant les deux dernières semaines du Carême en appelant le 5e dimanche du Carême « dimanche de la Passion ». Après Vatican II, l'Église a décidé de fusionner les deux dimanches, supprimant le dimanche de la Passion du calendrier et ajoutant son nom au dimanche des Rameaux.
Que signifie le dimanche des Rameaux et de la Passion ?
Aujourd’hui, nous entrons dans la grande semaine sainte qui achève le temps du carême avec le Jeudi Saint, le Vendredi Saint, le Samedi Saint et la Vigile Pascale. C’est le jour de l'entrée de Jésus-Christ à dos d'âne dans Jérusalem, accueilli par une foule brandissant des rameaux (des branches coupées aux arbres) et déposant des vêtements sur son passage.
Nous allons suivre jusqu’à son sacrifice sur la croix. Comprenons bien : C’est notre vie qui est clouée à la croix avec lui ? Notre vie avec ses peines, ses souffrances et ses péchés que le Christ a pris sur lui. “C’était nos péchés qu’il portait dans son corps sur le bois”. Un jour il a dit qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. C’est ce don total du Christ que nous allons célébrer tout au long de cette semaine Sainte.
Comment vivre ce jour et la semaine sainte ?
Chantons les louanges du Seigneur. Nous sommes tous attendus pour les célébrations du Jeudi Saint, Vendredi Saint, veillée pascale et dimanche de Pâques. Rejoignons tous les vivants qui tombent à genoux et qui proclament : « Jésus Christ est Seigneur pour la gloire de Dieu le Père. » Et que notre liturgie vécue tout au long de cette semaine nous affermisse dans la foi.
Seigneur, nous voulons être là avec la foule pour te louer et pour te glorifier. Nous ne voulons pas être seulement des spectateurs. Tu es vraiment le Roi qui vient au nom du Seigneur ! Tu mérites notre louange pour toutes les grandes choses que tu as faites et que tu fais encore. Tu mérites notre reconnaissance éternelle pour tout ce que tu as fait pour nous. Accorde-nous ta grâce, que nous chantions sans cesse tes louanges non seulement par des mots mais également par nos actions.

4ème dimanche de Carême - Dimanche de la joie

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4ème dimanche de Carême - Dimanche de la joie

Quel extraordinaire père que celui que nous dépeint Jésus. Sous son toit, deux fils demeurent. Son cadet, un héritier parti au loin tenter l’aventure, qui s’en revient ruiné et penaud. Il a dilapidé le bien familial laborieusement gagné. Il fait amende honorable, il faut bien rentrer dans les bonnes grâces du père pour, à nouveau, manger à sa faim…

Le fils avance, le père accourt. Le père aurait pu prendre son temps, froncer le sourcil en écoutant les piètres regrets du fils, lui infliger quelques remontrances. Eh bien non. Ce père n’écoute rien, n’entend rien, hormis la détresse. Les blablas du cadet ne l’intéressent pas : « Le fils lui dit… mais le père dit à ses serviteurs… »

C’est que le père, aime inconditionnellement ses deux fils. Tout ce qui est à lui est à eux. Son amour n’attend aucun retour, aucune réciprocité, aucune excuse. Il les aime comme ils sont, ingrats. Le cadet est un "festejaïre", tandis qu’une calculette sert de cœur à l’aîné.

Les situations sont évidemment extrêmes. Elles manifestent que les fils ne sont pas à la hauteur du père. Par quelques côtés, nous leur ressemblons comme les disciples qui abandonneront Jésus dès Gethsémani. L’essentiel n’est pas là. Par la figure du père miséricordieux, c’est de son Père et de notre Père des cieux que Jésus nous entretient, mais aussi un peu de Joseph, qui fut pour Jésus la première figure du père… Allons, nous ne sommes pas si mauvais puisque de tels pères existent sur terre et de bons fils aussi !

Comme en miroir regardons ce que chacun, chacune, tour à tour peut-être, tantôt l’aîné, tantôt le cadet, mais surtout méditons sur l’amour du Père. Ce faisant il se pourrait bien, qu’un jour, la grâce aidant, nous lui rendions la pareille et que nous courions nous jeter à son cou !

Abbé Thierry Ebersohl
 

 

 

Un chant pour le Carême

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Un chant pour le Carême

Voici le temps de Dieu,
Ce moment consacré,
Allons à sa rencontre,
Entrons en sa présence.
Quarante jours durant,
D’un pas vif et joyeux,
Marchons sur ses chemins,
Dans l’unité.

R. Rends-nous la joie
D’être sauvés
Et nos lèvres publieront
Ta louange.
Raffermis nos pas,
Viens nous recréer,
Mets en nous, Seigneur,
Un cœur nouveau !

1er dimanche
Guidés par son Esprit,
Nous irons au désert,
Pour écouter sa voix
Au creux de nos silences.
Nous laisserons les biens
Qui captivent nos cœurs
Pour vivre l’essentiel :
Dieu seul suffit.

2ème dimanche
Là-haut sur la montagne,
Emmenés à l’écart,
Nous connaitrons le Fils,
Et nous verrons sa gloire.
Nous goûterons la joie
De rester près de lui.
Voyez comme il est bon
De l’écouter.

3ème dimanche  année C
N’attendons pas demain
Pour revenir à lui,
C’est aujourd’hui le temps,
Le moment favorable.
Le Seigneur nous conduit,
Il travaille en nos cœurs,
Afin que nous portions
De nombreux fruits.

4ème dimanche  année C
Si loin que nous soyons,
Le Seigneur nous attend,
Il guette nos retours
Avec miséricorde.
Il se réjouira,
Nous prendra dans ses bras.
Pourquoi hésitons-nous
À revenir ?

5ème dimanche  année C
Ô Jésus, tu connais
Les secrets de nos cœurs,
Tu traces sur le sol
Des signes d’espérance.
Tu ne nous juges pas,
Ta parole est salut,
Et tu nous encourages :
« Ne pèche plus ».

3ème dimanche de carême - Dimanche de la Croix

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3ème dimanche de carême - Dimanche de la Croix
En ce troisième dimanche de Carême, les textes liturgiques nous montrent notre réalité humaine dans toute sa nudité, dans toute sa misère. Sans exception, nous sommes tous à quelque niveau que ce soit, malfaisants, malveillants, infidèles et souvent inconstants. Disons que nous sommes tous pécheurs, des personnes capables de déviances de façon consciente, comme les Hébreux au désert qui récriminent contre Dieu.
La tradition juive nous enseigne que le rocher par lequel Dieu a abreuvé son peuple était si miraculeux qu’il a accompagné les israélites dans leur errance. Le roc est devenu une image de Dieu comme source de vie, présent au milieu de son peuple. Le Nouveau Testament reprendra cette vision pour parler de Jésus comme le rocher.
 
La Bonne Nouvelle, c’est que Dieu ne nous abandonne pas à notre condition misérable, à notre indigence spirituelle. Dieu s’est fait l’un de nous en Jésus et il mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. Au-delà du récit de la Pentecôte, nombreux sont les textes du Nouveau Testament qui nous parlent de la venue du Saint Esprit sur les disciples. Paul dans la deuxième nous indique l’un des fruits de cette venue : l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs. Cela nous permet de faire le lien avec l’Évangile de Saint Jean, dans lequel Jésus invite à boire une eau vive. Pour Jésus, celui qui boira de cette eau vive n’aura plus jamais soif. Bref, celui qui vit de l’amour de Dieu dans son cœur par l’action de l’Esprit Saint, n’a plus besoin de courir après l’amour. Jésus en offrant l’eau vive, offre sa propre vie, sa vie de Fils de Dieu. Pour accueillir cette eau pure, nous devons nous laisser conduire par l’Esprit Saint. Sûrement un jour, nous pourrons confesser avec la samaritaine que c’est vraiment Jésus le sauveur du monde.
La rencontre de Jésus avec la samaritaine nous invite aussi à nous défaire des préjugés nourris en nous. Une invitation à assainir les rapports et les considérations que nous entretenons les uns les autres. Que le Seigneur nous accorde cette grâce pour l’avènement de la paix entre les hommes.
 

19 mars : Saint Joseph

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19 mars : Saint Joseph
[... "Saint Joseph a été véritablement père lorsqu’il a consenti à accueillir l’enfant conçu en son épouse par l’action de l’Esprit Saint. Il s’en estimait indigne au point de vouloir la répudier en secret. Mais l’Ange lui révèle alors la mission que Dieu lui confie : prendre chez lui Marie, son épouse, et donner à cet enfant le nom de Jésus. Il ne s’agit pas seulement d’assurer la protection de la mère et d’accorder un statut social à l’enfant. Cette mission comprend une fonction essentielle à toute paternité, celle qui consiste à transmettre un héritage. Cela ne se fera pas à travers un patrimoine matériel dont Jésus n’aura nul besoin sur la Croix. Joseph transmettra en héritage à Jésus une expérience spirituelle, celle d’un juste dépossédé de lui-même par son obéissance à la Parole de Dieu.
La justice de Joseph se traduit par un renoncement total à soi-même pour le service du dessein de Dieu. Son existence est ainsi tout entière marquée du sceau de la désappropriation de soi : dépossédé de son épouse qui engendre sans lui leur fils premier-né, il consent dans la foi à une justice toute autre que celle qu’il imaginait sous le mode d’une répudiation discrète : il ose prendre chez lui la mère de l’envoyé de Dieu. Il ne choisit pas alors d’autre nom pour l’enfant que celui que l’ange lui indique, renonçant ainsi à une prérogative essentielle à la fonction paternelle.
Ce chef de famille est ensuite dépossédé de toute prise de décision : envoyé en exil par ordre de l’Ange, il revient au moment et à l’endroit indiqués par Dieu. Il est dépossédé de sa descendance elle-même en ce fils de prédilection, puisque Jésus sera appelé par ses détracteurs « fils de Joseph » en signe de dérision. Lorsque les foules acclameront Jésus, ce sera en tant que fils de David. Joseph est aussi dépossédé de la parole au sens où l’Evangile ne lui en attribue aucune. Absent de la vie publique de Jésus, il s’efface finalement de ce monde moyennant un départ passé inaperçu et connu de Dieu seul.
Cette vie rayonne en creux d’une lumière évangélique singulière, qui préfigure la vie de Jésus. Jésus renoncera à lui-même jusque sur la Croix puisque l’identité éternelle de l’Amour est la dépossession de soi pour l’autre. L’héritage transmis par Joseph à son fils a ouvert le chemin à l’anéantissement de Dieu en notre humanité. Joseph a consenti à tenir sa place sur cette trajectoire du salut, dans ce mouvement de dépossession par lequel Dieu se révèle et nous sauve tout à la fois en son Fils. Durant sa croissance humaine, Jésus a reçu en héritage de Joseph le témoignage du renoncement à soi. Il a pu contempler en son père adoptif un homme désapproprié de lui-même." ...]

Le meilleur Jeûne pendant ce Carême

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Voici en ce Carême « Le meilleur Jeûne » que nous recommande notre Saint Père, le Pape François. Le Jeûne n'est, en effet, pas forcément lié à la nourriture et notre Pape François nous invite à suivre d'autres types de Jeûnes pendant ce Carême.
« Je recommande ce qui suit comme le meilleur Jeûne pendant ce Carême :
- Jeûnez de mots offensants et transmettez seulement des mots doux et tendres.
- Jeûnez d'insatisfaction/ d’ingratitude et remplissez-vous de gratitude.
- Jeûnez de colère et remplissez-vous de douceur et de patience.
- Jeûnez de pessimisme et soyez optimiste.
- Jeûnez de soucis et ayez confiance en Dieu.
- Jeûnez de lamentations et prenez plaisir aux choses simples de la vie.
- Jeûnez de stress et remplissez-vous de prière.
- Jeûnez de tristesse et d'amertume, et remplissez votre cœur de joie.
- Jeûnez d'égoïsme, et équipez-vous de compassion pour les autres.
- Jeûnez d'impiété et de vengeance, et soyez remplis d'actes de réconciliation et de pardon.
- Jeûnez de mots et équipez-vous de silence et de la disponibilité à écouter les autres.
Si nous pratiquons tous ce style de jeûne, notre quotidien sera rempli de paix, de joie, de confiance les uns dans les autres et de vie.
Ainsi soit-il. »
Pape François

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