Avis de naissance
24 septembre, chez Cyrille Gallineau (le médecin).
Ce sont les 10° et 11°
petites-filles et les 13° et 14° petits-enfants
La vie de l'Hospitalité de Touraine est partagée ici, avec ses pèlerin(e)s malades, handicapé(e)s ou âgé(e)s et ses hospitalier(e)s jeunes et adultes.
Nous savons que vous l'attendez, tous !!!!
Voici le bulletin de l'Hospitalité de Touraine Avec les deux pélerinages dans le même bulletin !
Biensûr pour les membres de L'Hospitalité vous le recevrez par courrier.
Bulletin Septembre 2008 disponible ICI
Voici son sommaire
Le mot de l’aumônier 2
Celui du président 3
Edito 4
Pèlerinage de Juin 5
Pèlerinage d’Août 9
Courrier des lecteurs 19
Courrier des lecteurs 20
Le carnet 23
Bonne lecture à Tous et n'hésitez pas à transmettre le lien à vous amis, ils découvriront ainsi L'hospitalité de Touraine
L’artiste Stodium a proposé un « slam chrétien », formule innovante de poésie et de prière. Il s’adressait successivement à Dieu, Marie et Jésus...
Purifie nos ancêtres purifie nous
Toi seigneur donne-nous la force pour ne pas qu’on nous extasie à genoux
Sauf en ta présence tu nous donnes de la force
Capable de dissiper toutes nos peurs et nos angoisses
Extermine ce Lucifer pour qu’il n’y voie que du fer
Pour qu’il mange de la poussière et qu’il n’ait plus de choses possibles à faire
Donne-nous la force nous les faibles on en a besoin contre ces traîtres
Tous ceux qui ont fait semblant de nous soutenir
Fais-les déguerpir et paralyse-les pour qu’ils n’aient plus de mauvaises choses à dire
Fais tout pour que les autres ne dialoguent sans aucun faux témoignage
Mais si tu veux Seigneur je leur ferai parler de toi en multipliant les tables de la loi
Que ta foi s’élève en ton peuple et qu’elle traverse les auras
Et que ton peuple gagne de l’espace en chantant alléluia
Et que nos peurs s’éloignent de nous et que ces choses-là deviennent taboues
Qu’on n’exprime plus jamais la peur par voix orale
Et quand on ressent de la peur tu vois qu’ça transperce nos auras
Quand on voit la Vierge Marie on en est tout ébloui
Sans envie maladive on ne veut pas la faire souffrir
On a envie de tout lui dire
Mais faudrait savoir aussi
Que l’anagramme de Marie est aimer
C’est une chance orpheline
D’avoir ce prénom-là car quand tout est inversé
Ca nous donne plusieurs solutions
Pour sortir de nos prisons
Et de nos troubles envahissants qui nous mettent parfois en transe
Trop de tensions dans ce monde immense
Trop de peines trop de gens souffrant
Mais merci à toi Marie d’essayer de nous aider
Mais peut être qu’un jour j’aurai une chance de te rencontrer
Et de te parler et de bifurquer les mauvaises ondes
Car je pense que tes phéromones sont les seuls au monde
Qui pourront m’aider et me remettre d’aplomb et de bonne humeur
J’y pense quand je vois ta lumière rayonnante
Ca me fait penser à des ondes qui remet le monde sur pieds
Toute ta lumière m’attire et me donne envie de prier.
Et toi jésus je pense à toi
Tu dissipes toutes les ténèbres et le mal-être qu’il y’a en moi
Mais pour que tu le fasses il faut persévérer et ne pas lâcher la conversation qui est en toi
Car c’est toi le maître des relations tu en tiens le pouvoir
Mais heureusement que pour t’atteindre et te parler il n’y a aucun obstacle
Même pour tes ennemis tu fais tout pour ne pas que leur chemin se bifurque pour qu’ils aillent vers toi
Car je sais très bien que tu crois en eux
Que tu as confiance en eux
Même s’ils te trahissent
Ils t’auront cherché
Et ils t’auront trouvé
Mais par la suite tu les remettras sur pieds
Une fois leur colère calmée...
Lire tous ensemble le livre des Actes des apôtres
Pour toux ceux qui veulent mettre en route la démarche
Rendez-vous
le samedi 27 septembre 2008
à la Grande Bretèche, 15 quai Portillon à Tours
avec le Père Gérard Billon
Enseignant à l’Institut Catholique de Paris,
Responsable du Service biblique catholique Evangile et vie,
9h30 : Accueil café
9h45 : Présentation de la journée
10h : Présentation exégétique du Livre des Actes des Apôtres
12h30 : possibilité de déjeuner sur place*
14h – 16h : Exposé accompagné d’un échange questions-réponses avec le conférencier sur la mise en pratique de la lecture du livre des Actes :
Comment vous y prendre ?
De quels outils allez-vous pouvoir disposer ?
Sur quelle aide pourrez-vous compter, localement et au plan diocésain ?
Présentation du blog diocésain « lire les Actes »
*Pour ceux qui désirent prendre un repas chaud servi,
envoyer un chèque de 12€ par repas,
libellé à l’ordre de « Formation permanente diocésaine »
Service diocésain de la formation permanente
27 rue Jules Simon – BP 41117 – 37011 Tours Cedex 1
fpermanente@catholique-tours.cef.fr
Télécharger le bulletin d'inscription ici
Ils consacrent une semaine de leurs vacances au cœur de l’été pour accompagner des personnes malades ou handicapées à Lourdes. Ils nous expliquent comment et pourquoi.
Alain, 31 ans : « Ca fait 15 ans que je viens à Lourdes avec l’Hospitalité de Touraine en tant qu’hospitalier. C’est très fatigant mais ce n’est que du bonheur d’accompagner les malades. Je ne peux pas m’en passer. Je ne peux pas expliquer pourquoi, c’est intérieur. Si je ne le fais pas ça me manque. Quand je le fais, ça me réjouit, et ça me relance pour une année. »
Carine, 34 ans, hospitalière aide-soignante : « Ca fait 5 ou 6 ans que je viens ici, je ne compte plus ! J’exerce mon métier d’aide-soignante à Lourdes. Dans le concept il n’y a rien de différent puisque je fais des soins. Mais dans mon métier, je n’ai parfois pas le temps d’avoir des relations avec la personne malade. Ici, on s’exprime plus, en paroles ou en gestes. Quand je rentre, je suis revigorée. »
David, 20 ans, hospitalier pour la quatrième fois. « On sent que tout le diocèse se met debout, malades, hospitaliers pour ce pèlerinage. Je ressens particulièrement qu’on ne pourra jamais donner autant, que ce que l’on reçoit en tant qu’hospitalier. Les personnes que j’ai accompagnées ici étaient resplendissantes, folles de joie, dynamiques. Et ma force, quand j’en avais besoin, c’est en elles que je la puisais.... Dieu sait si les personnes malades ou handicapées ont comme bâtons dans les roues ! Mais elles compensent cela par de telles forces intérieures ! La moindre chose qu’on peut leur apporter, ils la transforment et la font
resplendir. »
Anne, 65 ans : « Je crois que Lourdes est une sorte de paradis terrestre. Il n’y a plus de classes sociales. Il n’y a plus de malades et de bien portants. Il n’y a plus que des gens qui s’aiment et qui s’entraident. Je conseille à tout le monde de venir et de voir. On ne peut pas vraiment comprendre ce qui se passe à Lourdes tant qu’on ne l’a pas vécu.»
Thibaut, 19 ans : « C’était mon deuxième pèlerinage et je l’attendais avec beaucoup d’enthousiasme et d’impatience... Étant en classe préparatoire dans une autre ville, je ne peux suivre les activités de l’Hospitalité pendant l’année et c’est donc avec joie que j’attendais la fin des vacances pour servir en tant qu’Hospitalier. L’année dernière c’était ma toute première expérience de volontariat auprès des malades et j’avoue que je ne savais pas trop pour quoi j’embarquais. En dépit des petites gênes du début, je me suis senti bien vite accueilli et utile. Je n’avais pas vraiment prévu de revenir mais au retour de ce premier pèlerinage je me suis senti un peu transformé et je n’avais qu’une envie qui était celle de revenir cet été. Quelle joie de revoir les visages des malades et des hospitaliers sur le quai de la gare de Tours ce 18 août dernier ! Mais bien vite je m’aperçois que beaucoup de visages me sont connus mais que je n’ai pas fait l’effort de retenir les prénoms au dernier pèlerinage. Je me fixe donc mon axe d’effort ou plutôt ma marge de progression pour ce pèlerinage qui commence : faire l’effort d’aller vers les autres -autant les hospitaliers que les malades- et de retenir les prénoms malgré une mémoire pas assez attentive.
Cette année encore je m’étais proposé au service des enfants malades et j’étais donc avec Capucine -une jeune hospitalière- au service de Mike, un jeune garçon de 16 ans. Bien que les journées soient longues et denses, le temps paraît passer trop vite à Lourdes mais nous avons quand même su profiter de chaque activité et prendre le temps pour découvrir nos malades. Le point le plus fort reste sans doute celui du dernier soir en compagnie de Mike. Après avoir tant rigolé ensemble -Mike est très taquin !- il nous a remercié Capucine et moi pour s’être occupé de lui. J’étais assez ému mais je n’ai pas négligé de lui dire l’essentiel : notre service à ses côtés était bien petit devant tout ce qu’il nous a donné de recevoir, à commencer par une admirable leçon d’amour de la vie et de joie... Je garde enfin dans mes précieux souvenirs mon passage à la grotte à 3h30 du matin pendant ma garde de nuit à l’accueil Notre-Dame mais aussi les chants et les gestes répétés tout au long du pèlerinage aussi bien lors des rencontres et des activités que lors des déplacements et de la toilette du matin.
J’ai déjà prévu mes axes d’effort pour le prochain pèlerinage que j’attends d’ores et déjà avec impatience. Avis à tous : Marie vous donne rendez-vous avec les malades de Touraine du 18 au 22 août 2009. »
MGG ( Courrier Français)
210 hospitaliers ou hospitalières ont accompagné 110 personnes malades dans les gestes de la vie quotidienne et les déplacements du pèlerinage. Cinq jours de « vivre ensemble ».
Sous la blouse d’uniforme bleue pervenche à col claudine blanc, des cœurs. 210 hommes et femmes venus prêter main-forte aux malades pour cinq jours. « On est juste là pour un petit coup de fauteuil, un petit sourire et on reçoit énormément » assure Capucine, 21 ans, hospitalière pour la cinquième année.
Le « coup de fauteuil », c’est l’accompagnement aux messes et aux processions mariales. C’est aussi l’aide pour le lever, la toilette ou les repas. Rapidement, une intimité se tisse entre ces binômes d’inconnus. «Ce que j’ai découvert durant mon séjour avec l’Hospitalité de Touraine, c’est la compassion des Hospitaliers qui nous accompagnent », explique Maryvonne, la mère de Robin, jeune garçon handicapé. « Pour nous, parents, il est naturel de porter nos enfants. Mais c’est une grande leçon pour moi de voir des bonnes volontés extérieures intervenir auprès de mon enfant aussi naturellement » Sylvie, mère de Louis-Bryan, petit garçon handicapé, rajoute que «la présence des hospitaliers permet «pendant 5 jours d’oublier la maladie et le handicap de nos enfants». Un apaisement bienvenu.De son côté, Catherine est hospitalière, et s’étonne de l’ « immense gentillesse, et de l’immense tolérance » des personnes dépendantes, handicapées ou âgées pour les hospitaliers, pas toujours expérimentés, un peu maladroits. Pas besoin en effet d’être médecin, infirmière ou aide soignante pour s’inscrire à l’Hospitalité : pas de diplôme ni d’entretien d’embauche. La volonté de payer sa propre part de pèlerinage reste le seul passeport.
Et comme partout, il y a des mordus, ceux qui vous transportent l’âme en racontant leur 36e pèlerinage simplement, mais avec une ferveur intacte, comme Bernard. « La première fois, je suis venu à Lourdes comme hospitalier par curiosité, un peu pour me sentir utile. Et puis j’ai surtout beaucoup reçu, et je suis revenu ». Même son de cloche un peu partout chez les hospitaliers, qui ont changé leur regard sur le monde du handicap ou de la maladie, et ouvert plus grands leurs écoutilles de chrétiens.
A tel point qu’ils s’engagent parfois officiellement au service des malades. Après 3 pèlerinages, les Hospitaliers sont invités à prendre un premier engagement. Puis un second, définitif, au bout de 5 ans. Une trentaine d’entre eux se sont ainsi engagés ce mercredi 21 août à se rendre chaque année à Lourdes avec l’Hospitalité, lors d’une messe célébrée par Mgr Aubertin à Lourdes. Ils renouvelleront leurs engagements le 5 octobre à 11 heures en cathédrale de Tours, devant le diocèse, puisqu’il s’agit d’un service d’Église.
Ici et là, on parle de « virus de Lourdes ». On parle aussi de « miracle ». Celui de « faire Église » tous ensemble, malades et bien portants, jeunes et vieux, mocassins de ville et vieilles baskets, et de vivre à plein la parole de l’Evangile « Ce que vous faîtes au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ». Sans plus trop se demander, après 5 jours de pèlerinage, qui est le petit de qui.
MGG (Courrier Français)
Pour la première fois à Lourdes! Il nous fait part de ses impressions, et nous ouvre à la dimension internationale du Pélerinage.
« Rendre un enfant heureux
qui n’a personne »
Raïssa, 15 ans, est microcéphale. Hugo, 12 ans, est trisomique 21 et autiste.
Ces frère et soeur faisaient partie du pèlerinage des enfants.
Rencontre avec Catherine et Jean-Marie, leurs parents adoptifs.
CF : Comment avez-vous pris cette décision d’adopter deux enfants lourdement handicapés dans votre foyer ?
C & JM : Nous avons d’abord eu quatre enfants. Et comme cela nous tenait à cœur depuis longtemps, nous avons pris le temps de réfléchir à l’adoption lorsque le petit dernier avait 3 ans. Nous avons beaucoup parlé avec nos enfants : l’adoption passe par tous les membres de la famille. Si l’un d’entre eux n’avait pas été d’accord, nous ne l’aurions jamais fait.
CF : Ainsi a commencé la procédure d’agrément de l’adoption ?
C & JM : Une procédure difficile : personne ne comprenait pourquoi, ayant déjà quatre enfants, nous voulions encore en adopter. Adopter pour moi, c’était rendre heureux un enfant qui n’a personne. Et lui donner notre famille. La Ddass nous a donc orientés vers l’enfance handicapée. Est-ce qu’on serait capables d’assumer un handicap ? J’ai toujours dit dans mes prières au Seigneur que je ne le ferais pas sans Lui. Je lui disais que je n’avais pas la santé de fer de Superwoman ni l’argent de Crésus. Mais que pour ce qui était de l’amour, je voulais bien essayer...
CF : Qu’est ce que Raïssa et Hugo ont amené dans votre foyer ?
C & JM : Beaucoup de joie. Des remises en question aussi. Ils sont très dépendants de nous dans les actes de la vie quotidienne. C’est dur, mais quand on prie, le fardeau devient beaucoup plus léger. C’est en mettant Jésus en premier qu’on arrive à surmonter. La présence de ces enfants est une source de bienfaits énormes. On est obligé d’avoir recourt à Dieu. On renonce à soi. Jésus nous trace le chemin. On a juste à dire «on ne sait pas comment on va arriver, mais oui, on veut bien». On n’a jamais été si proches du Bon Dieu que depuis que Hugo et Raïssa sont dans la famille.
CF : Vous êtes venus à Lourdes tous les quatre ensemble. Comment s’exprime la foi chez vos enfants, qui ne parlent pas ?
C & JM : Raïssa est toujours en louange. Parfois elle s’agenouille devant la Croix. Elle est pleine de compassion pour les autres et elle n’aime pas les voir souffrir. C’est un témoin du ciel. Si Hugo et Raïssa font du mal, c’est par ignorance : ils n’ont pas de fond méchant. Nous ne remercierons jamais assez le Seigneur de les avoir mis sur notre route.
Le 9 septembre chapelet à la basilique St Martin
Le 16 septembre halte spirituelle au Christ Roi, animée par le Père Onfray (messe à 19 h 15 suivie d’un repas tiré du panier …)
Le 21 septembre ordination diaconale de Patrick Pouplin (hospitalier) et de Guillaume Morin à 15 h en la collégiale St Denis à Amboise
Et le 5 octobre
Rendez-vous à la cathédrale de Tours pour la messe de 11 heures, renouvellement des engagements hospitaliers, en présence de Monseigneur AUBERTIN
Vous êtes TOUS invités à participer. Votre présence est un symbole fort pour le diocèse.
Pèlerinage des enfants
« À l’unisson
dans la lumière et l’eau vive »
Au cœur du Pèlerinage du diocèse, un pèlerinage d’enfants. Organisé pour la seconde année
par l’Hospitalité de Touraine, il a rassemblé 48 personnes, enfants ou jeunes malades et bien portants,
leurs parents, leurs hospitaliers et leur aumônier. Rencontre avec Louis-Bryan, Jorris, Marie, Mathieu, Guillaume, Mike, Sixtine, Thibaut, Elise, Robin et les autres...
Certains dans des fauteuils roulants, d’autres sur leurs jambes, tous debouts dans leur tête. « Je suis venu à Lourdes parce que ça permet de se changer les idées, de rencontrer d’autres personnes, de faire la fête » explique Guillaume, 15 ans, atteint de myopathie. « Et puis on est tous ensemble, on fait des choses assez sympas ». Ces « choses assez sympas » sont des activités proposées en marge du Pèlerinage adulte, à l’échelle d’une foi débutante.
D’abord, cette rencontre liminaire avec le père Horacio Brito, ancien secrétaire général des Sanctuaires, qui pose les bases. Avec l’accent rocailleux de son Argentine natale, il raconte le parcours de Bernadette Soubirous, jeune fille pauvre de 14 ans qui reçoit 18 apparitions de la Vierge Marie en 1858. « Ce qui s’est passé ici à Lourdes concerne le monde entier. Vous verrez ici à Lourdes des milliers de personnes qui parlent toutes les langues : l’espagnol, l’allemand, le néerlandais...» Les enfants de 8 à 16 ans boient ses paroles et ses gestes. Montés à la Cité des jeunes un autre jour, le père Jean-Marie Onfray, responsable du pèlerinage des enfants les introduit, par des images simples, aux symboles forts du pèlerinage : l’eau vive de la source, le Rocher, la lumière, le « faire-Église-ensemble ». « La première raison de Lourdes, c’est d’être ensemble. Ensemble ne signifie pas les uns à côté des autres. Quand je vais au supermarché, je ne me sens pas « ensemble ». Je cherche mes affaires, je m’occupe de moi. À Lourdes, je ne m’occupe pas de moi. » Et des messages passent, chacun trouvant sa place, au gré des prières et des rencontres. Les enfants malades et bien portants se jaugent, se rapprochent, se rencontrent. Alexandra, la mère de trois enfants n’en revient pas : « Ma fille avait peur des personnes handicapées ; maintenant elle s’en occupe ! Elle est souriante, elle est ouverte, elle est à l’aise. Ce n’est plus la même qu’il y a quatre jours. »
Avant le pèlerinage, on pouvait se demander comment la mayonnaise allait prendre, comment le Mystère de Lourdes allait toucher le cœur d’enfants croyants et même non croyants.
La conviction du Père Jean-Marie Onfray, responsable de la Pastorale de la Santé, était celle de la rencontre. « Il n’y a rien d’autre, pour rejoindre un enfant ou un malade, que de se mettre en face et de se regarder. Dans l’Evangile, Jésus rencontre et puis regarde. La rencontre est donc la rencontre au niveau du regard, des visages, du geste, de la caresse. Puis avec certains enfants, il s’agit d’une élaboration de prière, et de comprendre le Mystère de Lourdes. Les enfants et les malades nous rappellent que l’essentiel n’est pas dans de grandes discussions. Tout se joue dans de la présence. » Cette présence, Capucine, une hospitalière de 21 ans, en a fait une expérience étonnante grâce à Mike, 16 ans. « Il ne faisait pas ce pèlerinage dans une démarche de foi. Du coup, on a abordé les choses autrement. On a prié ensemble, mais on a surtout partagé beaucoup d’autres moments, à se raconter nos vies etc. »
Le pèlerinage pour enfants est aussi un temps privilégié pour recevoir des sacrements. Mercredi 20 août, Hugo a fait sa première communion et Mathieu a reçu le sacrement de confirmation au cours d’une célébration. « Je voulais demander la force de Dieu », explique Mathieu. L’année prochaine, un autre pèlerinage pour enfants sera organisé. Plus proche de celui des adultes, mais tout en musique et fous rires comme celui-ci. Et selon le juste mot de Guillaume, « à l’unisson dans la lumière et l’eau vive ».
MGG
Le Diocèse de Tours à Lourdes
Du 18 au 23 août s’est déroulé le pèlerinage annuel à Lourdes. Un temps fort en Église pour 550 Tourangeaux, accompagnés de leur archevêque, Monseigneur Aubertin.
« Le pèlerinage à Lourdes est toujours un moment extrêmement important de la vie du diocèse. On retrouve des gens vaillants, bien portants, d’autres qui le sont moins. D’autres gravement touchés dans leur corps ou dans leur cœur. » explique Monseigneur Bernard-Nicolas Aubertin. C’est pour l’archevêque « important de vivre en diocèse, ce temps fort d’espérance et de prière », et c’est pour cela qu’il est monté dans ce train de 8h10 ce lundi 18 août, avec cinq cent cinquante personnes de son diocèse.
Direction Lourdes, sous la direction du Père Bernard Tartu, responsable des pèlerinages. Parmi les voyageurs de ces 17 wagons diocésains, l’Hospitalité de Touraine prend en charge 110 personnes malades. Et toute cette expédition a des rouages bien huilés : les malades et leurs hospitaliers sont logés à l’accueil Notre-Dame au cœur du Sanctuaire, les bien portants dans des hôtels ou des foyers de la ville.
Environ 20.000 personnes par jour se rendent à la grotte de Lourdes. En juillet et août, il s’agirait même de 25.000 à 28.000 personnes par jour. Autant dire que la cité des miracles attire encore les foules, 150 ans après les apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous ! Et ces foules viennent du monde entier. Les Tziganes sont présents par milliers cette semaine-là, mais aussi des Italiens, et même des Asiatiques et des Africains.
Premier surpris, le père Joseph, venu du Burkina Faso aider la paroisse du Sacré-Cœur à Tours, a rencontré des compatriotes lors de la messe internationale. Il se rendait à Lourdes pour la première fois : « Les gens viennent à Lourdes avec une telle ferveur envers Marie qu’ils se laissent vraiment transporter vers Dieu. J’étais surpris par le nombre de personnes qui sont là et qui prient la nuit comme le jour. C’est vraiment édifiant. Je crois que l’Église a besoin de lieux comme cela, pour raviver la foi des croyants. »La nuit, ce sont les processions mariales au chapelet longuement égrainé en plusieurs langues. Aux cierges allumés. Aux célèbres Ave Maria. Et le jour, une conférence sur la vie de Sainte Bernadette, un passage dans la grotte ou aux piscines, une célébration pénitentielle, une procession eucharistique, un chemin de croix, puis une messe d’engagement des hospitaliers et l’onction des malades. Ces temps forts ne forment pas un grand schlem spirituel, mais bien des étapes de découverte et de rencontre en Église. Et tout le suc du pèlerinage se déguste aussi entre les lignes, dans la qualité de relation extraordinaire qui s’installe entre les personnes. « Je viens pour la seconde année à Lourdes, témoigne Jean-Michel, après un périple de vie très lourd et très long : une traversée du désert. J’ai toujours gardé la foi, vacillante. Je l’ai renforcé en venant à Lourdes. Je suis bouleversé et comblé » Le pèlerin répète plusieurs fois ce mot « comblé » avec émerveillement. Comme un cadeau qu’il n’espérait plus.
MGG
Marie est honorée dans tous les sanctuaires du monde. La parole du Magnificat se réalise : « Toutes les générations me diront bienheureuse. » Mais elle a d’abord vécu dans l’obscurité de Nazareth et, de sa vie auprès des apôtres, nous ne savons pas grand-chose. Marie restera donc avec nous quand nous reviendrons à la banalité de notre vie quotidienne.
Avec Marie, nous serons toujours unis à son Fils et à l’Eglise. Un des moyens de resserrer ce lien, c’est la prière du chapelet ; à chaque dizaine, nous méditons un moment de la vie du Christ et nous prions en communion avec des catholiques de tous pays : la radio, l’internet, la télévision permettent de concrétiser ce lien.
Réflexion
Que m’apporte Marie dans ma vie chrétienne ? Dans quelles circonstances m’arrive-t-il de penser à elle ? de la prier ? La prière du chapelet m’est-elle familière ? Pourrait-elle le devenir ?
Méditer Cana :
« … et celui qui vous a exaucée à Cana, Jésus, votre Enfant, est béni… »
Au centre de la Grotte, l’autel. Au milieu de l’après-midi, la procession eucharistique. Lourdes a bien mérité son nom de « trône eucharistique ».
Bernadette a fait sa Première Communion le 3 juin 1858. A partir de cette date, l’Eucharistie fut la vraie nourriture de sa vie spirituelle. Dans le service des malades et dans sa propre souffrance, elle s’unissait à l’offrande du Christ. Car la vie eucharistique ne se limite pas à la célébration.
Réflexion
Quelles sont les conditions pour que l’Eucharistie soit notre nourriture ? Est-ce une question d’organisation ? de préparation personnelle ? de motivation ? L’adoration du Saint-Sacrement, en dehors de la Messe ou la prière devant le tabernacle, sont une aide pour vivre plus intensément de l’Eucharistie : en profitons-nous ?
Méditer l’Institution de l’Eucharistie :
« … et celui qui est le pain de vie, Jésus, votre Enfant, est béni… »
Depuis le début, le pèlerinage a mélangé les groupes sociaux : non seulement les classes, mais aussi les malades et les bien-portants, les ruraux et les urbains, les jeunes et leurs parents ou grands parents.
A Lourdes, bien des échanges se passent dans la discrétion, voire le silence : ce sont des regards, des sourires, les gestes simples de l’entraide. Comme ils sont beaux, les visages éclairés, le soir, par les cierges de la procession : chacun éclaire plutôt son voisin que lui-même.
Réflexion
Comment la vie fraternelle est-elle possible dans un monde qu’on dit de plus en plus individualiste ? Par l’attention à l’autre et un a priori favorable envers lui ? En laissant à l’autre la liberté d’exister ? En pardonnant ? En me faisant pardonner ?
Méditer le Couronnement de Marie, reine de la paix :
« … et celui qui a fait de vous la reine de la paix, Jésus, votre Enfant, est béni… »
Bernadette a trouvé sur son chemin ses parents, le commissaire de police, les Soeurs chez qui elle allait à l’école, le juge, le procureur, le maire, le clergé : tous s’opposent à elle pour des motifs divers, et parfois compréhensibles. Bernadette tient bon.
Comment ne pas évoquer la parole de Pierre et de Jean, la première fois qu’ils comparurent devant le sanhédrin : « Nous ne pouvons pas ne pas publier ce que nous avons vu et entendu » ?
On prête à Bernadette la formule : « Je ne suis pas chargée de vous le faire croire. Je suis chargée de vous le dire. »
Réflexion
Dans quelles occasions ai-je à rendre témoignage ? Que Bernadette me donne son courage tranquille !
Méditer Jésus devant Pilate :
" … et celui qui a comparu devant Pilate, Jésus, votre Enfant, est béni…"
La Dame avait chargé Bernadette d’un message : aller dire aux prêtres qu’on vienne en procession et qu’on bâtisse une chapelle. La procession rappelle que l’Eglise est en marche, au long de l’Histoire, vers le Royaume. La chapelle est le lieu du rassemblement, surtout pour l’Eucharistie.
A Lourdes, vous avez participé à la procession, symbole de l’Eglise en marche. Vous avez formé une communauté internationale de prière, notamment aux Messes du mercredi et du dimanche.
« Mais la vie chez moi, dans ma paroisse, n’est pas facile. Je ne suis pas à l’aise. » La paroisse de Lourdes en 1858 n’était certainement pas parfaite. Mais c’est à la paroisse que Bernadette était devenue chrétienne par le baptême et c’est à la paroisse que la Vierge l’envoie porter son message.
Réflexion
Que demandez-vous à l’Eglise et qu’êtes-vous prêt à faire pour qu’elle réponde mieux à sa mission ?
Méditer la Pentecôte :
" ... et celui qui vit dans son Eglise, Jésus, votre Enfant, est béni... "
Le cachot est la deuxième étape sur le Chemin du Jubilé. Dans ces quelques mètres carrés, obscurs et humides, vivaient les parents de Bernadette et leurs quatre enfants. A ce spectacle, nous sommes émus. Nous admirons la prédilection de Dieu pour les petits et les humbles.
Mais nous risquons de considérer l’histoire de Bernadette comme un conte de fées : la petite fille pauvre, malade et analphabète qui, depuis 150 ans, a fait venir un demi-milliard de pèlerins !
Réflexion
Si nous avions habité Lourdes en 1858, comment aurions-nous considéré les Soubirous ? Aurions-nous fait attention à eux ? Aurionsnous ajouté foi aux rumeurs qui circulaient sur eux ? Qu’aurions-nous fait pour les aider ?
Evidemment, nous ne sommes plus en 1858. Mais les Soubirous ne manquent pas : qui sont-ils pour nous ?
Méditer la Flagellation :
" … et celui qui a été flagellé, Jésus, votre Enfant, est béni… "
Ce qui frappe, à Lourdes, c’est aussi la connivence entre les malades et les hospitaliers. Ceux-ci aiment à dire qu’ils reçoivent plus qu’ils ne donnent.
La maladie ne doit pas nous enlever le goût de vivre mais elle nous fait considérer toutes choses comme provisoires. La santé n’est pas la plénitude du bonheur.
Réflexion
Dans notre entourage, les personnes atteintes dans leur santé ne manquent pas. Y faisonsnous attention ? Avons-nous peur ? Leur consacrons- nous du temps gratuitement ?
Malade ou handicapé, comment surmonter les tentations contre la foi (« Dieu m’a abandonné »), l’espérance (« je vais vers la mort »), la charité (« je me replie sur moi-même ») ?
Méditer la Visitation :
" … et celui qui a guéri les malades, Jésus, votre Enfant, est béni…"
Réflexion
Utilisez-vous les possibilités données par votre paroisse ? Dans la plupart des grandes villes, l’une ou l’autre église a reçu mission de proposer en permanence la possibilité de se confesser : renseignez-vous !
N’oubliez pas, non plus, la demande du Notre Père (« pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi…»), le « Je confesse à Dieu », les prières pénitentielles de la Messe. Evitons de les dire mécaniquement.
Méditer la Mort du Christ sur la Croix :
" … et celui qui nous a délivrés du péché, Jésus, votre Enfant, est béni… "
A Lourdes, quels ont été les lieux et les moments qui ont favorisé votre prière ? Le plus souvent, c’est à la Grotte, dans le silence, que les pèlerins ont préféré prier.
« Oui, justement, à Lourdes, il y avait la Grotte ! » Un crucifix, une reproduction d’icône, une statue de la Vierge, une bible sont aussi des signes du sacré. Et toutes les églises ne sont pas fermées…
« Oui, mais à la Grotte, je n’étais pas tout seul. » Vous n’êtes pas seul. Vous faites partie de la communion des saints. En même temps que vous, des milliers d’âmes prient de par le monde : elles disent, comme vous, « Notre Père ». A Lourdes, des centaines de cierges brûlent près de la Grotte : chacun d’eux représente une intention de prière.
Réflexion
Quelle est ma vie de prière ? Comment aller plus loin ?
Méditer l’Annonce du Royaume :
« Je vous salue Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et celui qui nous a donné le Notre Père, Jésus, votre Enfant, est béni, Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen »