18 01 1862 - Reconnaissance des apparitions de la Vierge Marie à Bernadette
La vie de l'Hospitalité de Touraine est partagée ici, avec ses pèlerin(e)s malades, handicapé(e)s ou âgé(e)s et ses hospitalier(e)s jeunes et adultes.
Pour ce jour de la Pentecôte, pour cette vie nouvelle qui s’invente dans la relation avec l’autre humain, contemplons ce que des hommes et des femmes maîtrisant leurs corps peuvent manifester...
Avant de monter au ciel, Seigneur Jésus Tu nous envoies aux quatre coins du monde :
« Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création (Mc 16, 15) »
Que les prières de ce jour élargissent notre cœur à chaque famille, à chaque communauté humaine de tous les continents de notre planète.
C'est fait ! Voici les nombreuses et plutôt belles photos souvenirs de notre super pèlerinage. Il a fait vraiment frais et humide mais la chaleur et l'ambiance étaient dans les cœurs. Il faut dire que nous étions gâtés par la présence de tous les jeunes confirmands tourangeaux (merci Bénédicte Malassinet), scouts bordelais (merci Jean-Christophe Marie) et ceux de Mont-de-Marsan (merci Sylvain Tinet).
Un grand merci à Franck Sordet qui, depuis 2022, m'aide en prenant de nombreuses superbes photos pendant tout le pèlerinage (il a un sacré coup d'œil !).
Merci également à Roselyne Fortin, Bénédicte et Franck pour leur aide précieuse lors du sacrement des malades. Un photographe pour chacun des quatre prêtres, c'est quand même plus confortable que de faire l'essui glace d'un prêtre à l'autre, tout seul (ça m'est arrivé au tout début !).
Merci également à tous les autres hospitaliers qui m'ont adressé spontanément leurs images.
Je ne vous cache pas que l’ensemble dépassaient le millier. Ensuite le tri, la sélection parfois difficile (choisir c'est renoncer !) puis les améliorations et encore la sélection, suppression des doublons et enfin... c'est fini ! les 414 photos survivantes sont là, en dessous, encore toutes chaudes, prêtes à croquer !
Le miracle du cierge.
Au début d'avril, après un temps où les Soubirous se sont faits aussi discrets que possible, des bruits commencent à courir selon lesquels Bernadette se rendra prochainement à la grotte. Le , 300 personnes l'y attendent, mais Bernadette n'y vient pas. Même chose le . Ce jour-là, Bernadette se rend avec sa famille au village d'Adé, à l’invitation de l'ancien Maire, Blaise Verger dit « Blazy », qui s'était senti soulagé de ses rhumatismes par l'eau glaciale de Massabielle. Bernadette désirait se rendre à la grotte mais elle ne pouvait pas échapper à la surveillance dont elle était l'objet à Lourdes. Le fils de Blaise Verger propose alors de l'amener à la grotte depuis Adé le lendemain matin. Le mercredi , Bernadette est agenouillée à Massabielle où une centaine de personnes sont présentes.
Blazy a fourni à Bernadette un gros cierge dont elle pose la base à terre tandis qu'elle joint les mains à son sommet pour en protéger la flamme. Ce cierge sera le centre de toutes les attentions. En cours d'apparition, le docteur Dozous constate que la flamme du cierge lèche sa main sans la brûler. Il se convertira ce jour-là aux apparitions, faisant grand cas et grand bruit de cette affaire de mains et de flamme : « Miracle pour certains, hallucination pour d'autres ou encore phénomène naturel explicable, ce mince évènement devint l'un des aspects les plus contestés des visions. »
L'affaire du cierge a éclipsé toute autre considération sur cette dix-septième apparition. Dans ses témoignages, Bernadette évoque une conversation dont elle ne donne pas la teneur si ce n'est qu'elle répète qu’ « Elle veut toujours sa chapelle. »

Le Christ est ressuscité d’entre les morts, levez-vous, vous aussi !
Le Christ qui dormait s’éveille, éveillez-vous !
Le Christ sort du tombeau, la mort est vaincue.
C’est la Pâque du Seigneur,
C’est le jour de la résurrection et le commencement de la vraie vie.
Éclatons de lumière et de joie !
En ce matin de Pâques, prions pour la terre entière,
Prions pour l’Église du Christ,
Prions pour tous nos frères les hommes.
Le baron Oscar Massy, préfet de Tarbes, est au fait de ce qui se passe à Lourdes depuis le mois de février par les nombreux rapports qu'il reçoit sur le sujet. Il craint que ce « fatras de superstitions » ne déconsidère la « vraie » religion.
Sa première initiative dans cette affaire est de demander à trois médecins d'examiner Bernadette en vue d'établir un certificat pour son internement comme malade mentale. Le 27 mars, les médecins examinent Bernadette, constatent son asthme et cherchent une maladie nerveuse ou psychique pour répondre à la question du préfet : « Cette enfant est-elle sous le coup d'une maladie mentale ? Y a-t-il nécessité de la faire traiter ? »
La réponse sur laquelle les médecins mettront quatre jours à s'accorder est extrêmement embarrassée. Ils y inventent la notion de « maladie » qui « ne peut faire courir aucun risque à la santé. » Et ils estiment qu'il n'est pas indispensable d'envisager de la traiter : « Il est vraisemblable, au contraire, que, lorsque Bernadette ne sera plus harcelée par la foule, qu'on ne lui demandera plus des prières, elle cessera de songer à la grotte et aux choses merveilleuses qu'elle raconte ».
Pour René Laurentin les embarras de la réponse des médecins relèvent de la diplomatie : il s'agit d'une part de ne pas aller contre l'hypothèse du préfet, pour qui Bernadette est indubitablement atteinte d'une maladie mentale, tout en recommandant d'ajourner un internement qui ne se justifiait pas à leurs yeux.
Nous venons d'être informés du retour vers le Père de Madame Joëlle Trichard.
Joëlle est venue de nombreuses années à Lourdes avec l'Hospitalité de Touraine en qualité de pèlerine.
La cérémonie religieuse de ses obsèques a eu lieu en l'Église de saint-Avertin, le 26 mars 2024 à 9h30.
Que nos prières accompagnent Madame Trichard et toute sa famille.
« Ma manière à moi de me donner c’est aussi par ma dépendance, et d’accepter que mon corps qui a besoin d’aide pour tout, en fait, quelque part peut rendre service pour que l’autre puisse se donner. C’est un beau chemin et je me rends compte que la guérison passe plus par ce chemin d’acceptation que par une guérison physique qui me priverait de ça ».
Ci-dessous, la video de ce beau témoignage
La famille Soubirous bascule dans la misère. Durant l’hiver 1857, François, le père, est confronté au chômage et la famille est obligée de s’installer au Cachot, l’ancienne prison jusqu’en 1824, une pièce unique, sombre et froide de 16m² où logera l’ensemble de la famille jusqu’à l’automne 1858.